mardi 21 février 2012

Vite ! Un prix de la meilleure pire question bateau



La Maison des écrivains et de la littérature et David Christoffel proposent le 7 avril 2012 de 10h00 à 17h00 la Deuxième Journée internationale de l’entretien, à l’auditorium du Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris.
Parce que la Mel s’interroge depuis longtemps sur la manière de rendre publique la parole des auteurs, elle va, pour la deuxième année, réfléchir à cet objet hybride, entre genre médiatique et impossible littéraire : l'entretien. A l’occasion de cette édition, il s'agira de réfléchir à la question de la question. 
Peut-il y avoir de mauvaises questions ? Peut-on se jouer de questions bateau ? Comment l'entretien peut-il prendre forme littéraire ? Qu'est-ce qu'un poète d'aujourd'hui peut faire avec les questions des Radioscopies de Jacques Chancel ? Comment le travail de toutes ces questions peut-il être poétique ?

10h30 - Nathalie Rannou : "Qu'est-ce qu'une mauvaise question ?"
Nathalie Rannou a fait une thèse sur l'expérience littéraire dans l'enseignement du français en lycée. Elle s'est interrogée sur les questions que les élèves posent aux écrivains qui interviennent dans les classes du secondaire et sur la manière de les préparer à ces rencontres.

11h30 - Remise du Prix international de La meilleure pire question bateau
Le lauréat gagnera le soin de poser sa "meilleure pire question bateau" et quelques autres à l'écrivain Hervé Le Tellier.

12h15 - David Christoffel : Un florilège maïeutique"
Projection sonore d'un montage de questions extraites d'entretiens littéraires menés par Chancel, Amrouche, Mallet... 

14h00 - Thomas Baumgartner : De l'entretien à la création radiophonique
Après une rapide évocation des expériences formelles menées à la radio autour de l'entretien, Thomas Baumgartner reviendra sur les productions réalisées dans l'émission de France-Culture, Les passagers de la nuit, qui mettait à l'épreuve le jeu de question-réponse.

15h00 - Dominique Quélen : Auto-radioscopie
Lecture-performance librement inspirée des questions de Jacques Chancel

16h00 - Jacques Rebotier : Des questions, un théâtre
Mobilisé depuis de nombreuses années contre le Déficit Mondial Interrogatif, Jacques Rebotier reviendra sur les différentes actions menées par le "Théâtre des questions".

CONCOURS


Règlement du concours
DENOMINATION / Prix de la meilleure pire question bateau
Le concours est ouvert à tous les étudiants de l’enseignement supérieur, toutes disciplines confondues.
OBJET / Faire réfléchir les étudiants à la question de l’entretien. Quelles sont les questions à poser, celles à ne pas poser ? Si le propos est abordé de façon un peu décalée, l’exercice se veut tout à fait sérieux et met en œuvre des questions importantes, sur la base d’un vrai raisonnement.
SUJET / Vous allez interviewer un écrivain, imaginez 3 questions bateau.


Critères exigés :
-       Aptitude au passage partout/nulle part
-       Indifférence à la réponse
-       Banalité/originalité
-       Syntaxe irréprochable/reprochable
-       Sans limite minimale/maximale

Les réponses sont à envoyer pour la date limite du 20 mars 2012 à l’adresse mail suivante : questionbateau@gmail.com

Un jury composé de :
Thomas Baumgartner (producteur à France Culture), 
David Christoffel (chroniqueur à France Musique, auteur), Sylvie Gouttebaron (directrice de la Maison des écrivains et de la littérature) 
et Jacques Rebotier (écrivain, compositeur) 
délibérera le 21 mars 2012.

RECOMPENSE / Le lauréat de La meilleure pire question bateau pourra mener un entretien avec l’auteur Hervé Le Tellier, à l’occasion de cette 2e journée de l’entretien le 7 avril 2012 à l’auditorium du Petit Palais (frais de transport et d’hébergement pris en charge pour un lauréat habitant en province). Il gagnera en outre une sélection d’ouvrages et de CD de grands entretiens littéraires.

samedi 11 février 2012

Théâtre lilas des questions #2


Les érôtèmaïeuticiennes Pulchérie Gadmer et Catherine Robert continuent d’enquêter aux Lilas, pour y débusquer la question du moment. Le 9 février, rendez-vous était pris avec les collégiens du club de lecture du collège Marie-Curie. Jeanne, Clémence, Lounis, Akache, Justin, Adèle, Tom, Joseph, Coline, Camille, Aurélie et Angèle étaient assis autour de la table.



LA VIDEO de Corinne Dardé : http://vimeo.com/37522548

Ils ont soumis leur imagination à la question, et ont découvert les joies du cadavre exquis. Des questions drôles, poétiques et profondes sont nées au pot commun de la fantaisie. Pourquoi les extraterrestres sont-ils diabétiques, à la télévision, le soir ? Combien de personnes verdoyantes prennent des casques verts ? Combien de beaux chats tuent les souffrances polluées ? Combien d’extraterrestres analphabètes mangent un géant écarlate ? Pourquoi les films sont-ils intelligents en République tchèque pendant la nuit ? Pourquoi le Président de la République était-il connecté à Rome, il y a cent ans ? Pourquoi Nicolas Sarkozy est-il horrible dans les toilettes, le jour de mon anniversaire ? Pourquoi, dans le futur, les débutants seront-ils pervers à la piscine ? Pourquoi les chiens sont-ils verts, à 15h20, au collège Marie-Curie ? Combien de personnes pourries adorent des chars bleu azur ? Combien de temps différents vomissent des patates roses ? Combien de loups-garous obèses mangent des monstres bleus ? Pourquoi les abricots sont-ils malades aux Lilas, la nuit ? Combien de filles riches subiront le ciel moche ? Pourquoi les anthropologues étaient-ils stupides sur les ordinateurs, il y a 2000 ans ? Combien de chiens misérables portent des vers radioactifs ? Dans l’air, pourquoi les dragons sont-ils grands pour l’éternité ?
Ensuite, les collégiens, vifs, rigolards et malins, ont découpé la presse et illustré leurs questions du moment. Les voici :

Une question a été élue question du moment. Selon vous, laquelle ?





mardi 31 janvier 2012

La question du moment Lilas #1

Momentum, c'est movi-mentum : le plus vif mouvement de la pensée. La question, donc.

La question du moment, c'est un nouveau chapitre du Théâtre des questions, questions ouvertes par Catherine Robert et Pulchérie Gadmer. Et filmées par Corinne Dardé: http://vimeo.com/35876831
Jeudi 2 février, le film a été projeté au Triton (Les Lilas), au cours de ma Revue de presse avec Louis Sclavis.
JR

lundi 30 janvier 2012

Padget Powell entre dans le Théâtre des questions


The Interrogative Mood, by Padgett Powell

Is it a novel? And, frankly, who cares?

Wednesday 25 January 2012, The Independent 

Would you enjoy reading a book in which every sentence was a question? Would you expect it to become tiresome?

Perhaps you might, but would you change your mind if, as you read, unexpected patterns began to emerge – recurring images of birds, feathers, cars, nudity, ice cream, dogs, toys, oil, TV shows, and themes of nostalgia, loss, ageing, sex and unanswerable philosophical questions?
Would you enjoy being teased by questions such as "Do you believe in justice?" or "Do you prefer a red bean or a black bean?", "Do you like to visit grave sites?" or "Do you realize that people move steadily on, even arguably bravely, unto the end, stunned and more stunned, and numbed and more numbed, by what has happened to them and not happened to them?"?
How about "Do you like it when people sing 'Happy Birthday' to you?"? Or "What was the gentlest, sanest civilization in history?"?
Would questions such as "If you contracted a disease that ate away your eyelids, would you shoot yourself?" make you laugh, cry or yawn? Would you feel you had to answer these questions? Would it bother you that you didn't know whether to describe this book as a novel or not?
Do you think you'd like The Interrogative Mood? Why don't you read it and find out?

un extrait :
http://www.youtube.com/watch?v=11Hkh5Y3cyc

Le livre vient de paraitre en version française aux éditions Eugène Fromentin, Le Mode interrogatif, 2012.

Welcome !

mercredi 4 janvier 2012

Lilas s'interroge


Le chapitre 57 du Théâtre des questions s'est ouvert aux Lilas, au Centre de loisirs Jean-Jack Salles, avec dix enfants de CE2, sous la houlette des philosophes Catherine Robert et Pulchérie Gadmer, à l'ombre du Triton et de la compagnie voQue. Les enfants ont dit les questions qu’on prend plaisir à poser, celles qu’on n’ose pas poser, celles auxquelles les parents ne répondent jamais, celles qu’on se pose en forêt… En forêt, on se demande s’il y a des Picachus dans les arbres. La question de savoir s’il y a une vie extraterrestre, en revanche, ne se pose pas, car il est évident qu’il y a des extraterrestres… La question désagréable à entendre, c’est celle qui demande si on ressemble à son frère. La question que les filles se posent tout le temps, c’est de savoir si leurs amoureux les aiment… Puis les enfants ont cherché les familles de questions ; puis ils ont dessiné leur préoccupation du moment, et plusieurs questions ont surgi : le Mac Do, la console de jeux, les parents, le métier qu’on fera plus tard, aller rendre visite aux Simpson à Springfield…A l’issue des quatre tours de vote, une question a été préférée aux autres. Mais laquelle ?


Et vous, à choisir ?


à suivre... 



dimanche 18 décembre 2011

catastrophe ? et alors ?


Que tous les gens de bonne foi qui croient aux vertus du « développement durable » s’interrogent : constatent-ils un ralentissement de la déforestation ? de l’émission de gaz à effet de serre ? de la bitumisation des campagnes ? de l’automobilisation de la planète ? de la disparition des espèces ? de la pollution de l’eau ? Le « développement durable » sera efficace si l’on se donne le temps, croient-ils. Nous n’avons plus le temps. Le « développement durable » n’a pour fonction que de maintenir les profits et d’éviter le changement des habitudes en modifiant, à peine, le cap. Mais ce sont les profits et les habitudes qui nous empêchent de changer de cap. Quelle est la priorité ? Les profits ou le bon cap ?
Et voici la question centrale : Alors que tout cela est clair, pourquoi le système est-il si obstinément incapable de bouger ?

du chroniqueur écolo du Monde, Hervé Kempf, dont chaque livre déborde de questions sans réponses... allez savoir pourquoi ?

dimanche 11 décembre 2011

du rire d'interrogation, et de la folie des encres

Qu’est ce que l’humour juif ?
Vous pensez que le mot shmock vient de Shakespeare ?
Proust est il plus drôle que Kafka ?
Quels rires provoquent les textes de Saul Bellow, des Marx Brothers, de Chaplin, Perec, Woody Allen, Jerôme Charyn, Tristan Bernard, René Goscinny, Philip Roth, Moacyr Scliar, Israel Zangwill, Singer, ou Gotlib ?
L’humour juif est il un tout ?
L’humour juif  fait il couler des océans de larmes ?
Est il rire pour ne pas pleurer ou pleurer de rire ?
Spinoza fait il marrer, comme le soulignait Deleuze ?
L’humour juif éloigne t’il de Dieu ? 

S’adresse t-il à la non-vie ? 
Dénonce-t-il la régression ? 
Est il une marque de faiblesse, une attitude esthétique, un phénomène psychique, une ironie contre soi même, une chose suffisamment sérieuse pour que de multiples livres lui soient consacrés ?


Mais non, vous n’aurez pas les réponses à toutes ces questions...
Tout est trop relatif...

L’abécédaire incomplet de l’humour juif
(textes de Sholem Aleichem, Patricia Berreby, Joseph Bialot, Muriel Bloch, Chochana Boukhobza, Elisabeth Brami, Henry Bulavsko, Cyrille Fleismann, Catherine Fugh, Alain Gluckstein, Ludovic Hary, Yaël Hassan, Etgar Keret, Laurent Levy, Michel Marx, Susie Morgenstern, Isaac Leib Peretz, Rosie Pinhas-Delpuech, Mauricio Rosencof, Laurent Sagalovitsch, Moacyr Scliar, Ana Maria Shua, Joëlle Tiano, Rebecca Wengrow et la participation sur le DVD  de Haïm Korcia, Isy Morgenzstern, Gérard Rabinovitch et Judith Stora-Sandor & de multiples raconteurs)

et 

Joies du yiddisch 
de Leo Rosten

Mardi 13 décembre
à partir de 18h30

Folies d’encre
9 avenue de la résistance
93100 Montreuil