samedi 23 mars 2019

7 questions de fraternité

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"La solidarité c’est la tendresse des peuples" disait le philosophe Thomas Borges.

Plus de 30 heures de garde à vue et plus de 10 heures d’interrogatoire serré pour chacun.e des 7 de la Roya. L’enquête a été ouverte sur Nice pour aide à l’entrée irrégulière, en bande organisée, selon la presse local. Ils seraient soupçonnés, paraît-il, d’avoir aider une famille irakienne, oui UNE famille irakienne ! La ministre des affaires européennes a assuré que la franque accueillait bien et régulariserait la situation de centaines de milliers de britanniques fuyant le Brexit, qu’ils étaient une richesse et que le gouvernement ferait en sorte de ne punir personne. 
Bravo et Welcome ! 
Mais accueillir une famille Irakienne fuyant la guerre et le terrorisme : quelle horreur !

Au terme de ces interrogatoires, toutes les personnes sont ressorties libres et sans poursuite. Un flop retentissant.

Alors, pourquoi un tel acharnement ?

Alors que le Conseil constitutionnel a validé le principe de fraternité, pourquoi s’acharne-t-on aujourd’hui contre Charlie, Catherine, Suzel, Alain, Jean-Claude, Julien et René comme on s'est acharné contre les sauveteurs de SOS Méditerranéenne, Cédric Herrou ou ceux de Briançon ?
Des vents mauvais soufflent en Europe. Il y a ceux qui les attisent mais il y a aussi ceux qui avec un discours hypocrite se posent en rempart humaniste contre l’extrême droite tout en lui donnant des gages en actes et en durcissant la loi. 

Que cherche-t-on ? Qui cherche à instiller la peur d’aider, la crainte d’exprimer sa solidarité ? Qui cherche à assimiler la fraternité à une prise de risques ?
Doit-on cesser d’apprendre à nos enfants, dans les écoles et lycées, l’entraide, les gestes du secourisme, la bienveillance et la tolérance ?
Veut-on inculquer que la clef de la réussite c’est la loi du plus fort, du plus riche, du plus puissant et que la seule règle de conduite qui vaille c'est écraser l’autre ?
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Jacques Perreux
pour Les ami.e.s de la Roya

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lundi 4 février 2019

Violence sociale et antijaune ?

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Qui êtes-vous ? Dans un contexte aussi intense, les masques tombent. Ceux qui prônent l’absence totale de l’État en économie applaudissent lorsque ce même État interdit une cagnotte citoyenne visant à aider Monsieur Dettinger à financer ses frais de justice. Qui est Marlène Schiappa ? Une ex-blogueuse sans talent, scribouillarde de livres girly et sexy, pétrie de culture 50 shades of grey et incapable de prononcer une phrase sans déclencher la consternation et l’hilarité. Secrétaire d’État chargée de « l’égalité homme-femme », non élue démocratiquement, quelle est sa légitimité pour demander l’identité de tous les contributeurs d’une cagnotte légale et solidaire ? Qui est cette femme ? Puisqu’on nous parle de méritocratie, posons la question : quel diplôme ou hautes études nécessaires au bien commun Madame Schiappa a-t-elle validé ? Quels services Monsieur Benalla a-t-il rendus à la France pour bénéficier de passeports diplomatiques, d’une impunité juridique dans les faits, après avoir pourtant passé à tabac des manifestants lors du 1er mai, grimé en policier ? Quel est le rôle de Monsieur Benalla dans la vie des Français ? A-t-il été élu ? Aurait-il lui aussi validé le diplôme que l’on réclame à n’importe quel citoyen lambda même pour distribuer des prospectus promotionnels ? Quel service a-t-il rendu à la patrie pour bénéficier de l’indulgence dont n’a pas bénéficié Monsieur Dettinger qui dormira ce soir encore en prison ? Qui est Aurore Bergé dont le combat était encore il y a cinq mois de faire entrer des chats à l’Assemblée ? La « plus-value humaine » de ces gens est-elle supérieure à celle de Messieurs Dettinger et Drouet, fonctionnaire territorial et routier ?
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Marion Messina, in Le Media, le 15/01/2019, et https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-du-lundi-28-janvier-2019