vendredi 1 mai 2020

OSONS !



Yes !
There’s in the world too many answers and not enough questions !
Let us fight together against I.M.D. (Interrogative Mondial Deficit)
Let us ask questions (and at last be sure never get any answer) !

PUT (here) A QUESTION !
HOW ?
NOW !

Oui !
Il y a dans le monde trop de réponses et pas assez de questions !
Luttons ensemble contre le D.M.I. (Déficit Mondial Interrogatif ) !
Posons des questions (avec la certitude absolue de ne pas avoir de réponses) !

OSEZ (ici) UNE QUESTION !
POSEZ (ici) UNE QUESTION !
DEPOSEZ (ici) UNE QUESTION !

HABEN SIE FRAGEN
?
über das Leben, über sich, über die anderen, über nichts,
über das Nichts, über die Welt ?
Ja ?
Wohl ?

dimanche 17 juin 2018

Vingt minutes et quelques soixante ans de silence

Vingt minutes et quelques soixante ans  de silence.

Il y a dans Vingt minutes de silencede Hélène Bessette, p. 89 et suivantes, une partie intitulée le Poème des questions, où l'interrogation est portée à incandescence (voir extrait plus bas). Le livre ne se signale pourtant pas par son accumulation de questions, il ne verse jamais dans la litanie interrogative ; c'est qu'il se place plus loin, et plus profondément, dans la nature intrinsèquement fluide de l'interrogation, dissolvant de forme et de pensée. Toute liste, fusse-t-elle de questions, présente encore la rigidité de la répétition.
Vingt minutes de silence, points d'interrogation ou pas, n'est en réalité qu'une immense question. Entrer dans sa lecture, c'est se retrouver embarqué dans un bateau-enquête, quête infinie sur la mer interrogative. Une inquisition en multivision, car en multiplicité de points de vue et de locuteurs, en changement vif et constant : le regard des coupables potentiels, le fils, la mère, mais aussi de la victime, le père, et des divers protagonistes, la bonne, les voisins, la rumeur publique, la presse, la police, finalement oui, celui du policier en investigation, le lecteur entre dans son cerveau et participe des méandres de sa pensée, qui n'est pas autre chose qu'un long questionnement, souple, ductile, glissant, rapide, spongieux, élastique, incertain, rétractile, contradictoire, liquide : la pensée elle-même. 
Au bout du périple, reste une question, une seule : comment se fait-il que Hélène Bessette, admirée par Queneau, Duras, n'ait pas été reconnue pour ce qu'elle est, un(e) immense écrivain(e) ? 
L'intégralité des romans de Hélène Bessette, une quinzaine, est en cours de réédition par Le Nouvel Attila. Vingt minutes de silenceest le premier. Trop novatrice, sans doute.

"QUE S'EST-IL PASSÉ PENDANT LES VINGT MINUTES DE SILENCE ?
– C'est un peu fort hurle le magistrat de la magistrature. 
C'est trop fort.
C'est moi qui suis interrogé.
On interroge les magistrats maintenant.
On aura tout vu.
C'est le comble.
On dépasse les bornes.
Pour qui sont les interrogatoires,
                                                                      maintenant ?
hurle le magistrat de la magistrature. 
Et naturellement il ne répond pas.
– Je n'ai rien à dire.
On ne me fera pas parler.
Je ne parlerai pas. Je vous ai dit : NON.
Et
Que pourrais-je vous dire ? Je n'en sais pas plus que vous.
Mes réponses à vos questions valent les vôtres.
Une réponse en vaut une autre.
JE NE SAIS RIEN.
NOUS NE SAVONS RIEN.
Dans cette affaire personne ne sait rien.
Celui qui sait quelque chose se tait.
Comme moi.
L'enfant.
L'enfant ne parle pas.
et, il ne parlera pas.
Il a certainement de bonnes raisons pour se taire.
Comme moi.
J'ai de bonnes raisons pour me taire : je ne sais rien.
Et lui, il de bonnes raisons pour se taire : il sait tout.
Nous ne répondrons pas ni lui ni moi.
C'est une histoire silencieuse, qui court de silence en silence."

JR

samedi 9 juin 2018

Question rose d'écrire, deuxième


9 juin 2018, Médiathèque de Savigny-le-Temple, 16h51. Mais aimez-vous écrire, en vrai ?
19 minutes de discussion plus loin, une autre question, c'est-à-dire la même, toujours aussi lancinante, toujours aussi rose :

Mais pourquoi écrire, une éternelle question rose

Concert et théâtre ce jour à Savigny-le-Temple. Suit une question, 16 h 32, LA question, du spectacteur et sans nul doute futur écrivain Jessy Flaherty : 

dimanche 29 avril 2018

A lire un peu avant la fin ?


"Ah oui, la question n'est pas : comment devient-on un moraliste ?  Quand on voit ce que signifie la guerre – et moi, je l'ai vue avec les yeux d'un garçon de quinze ans… 
La question est plutôt : comment peut-il se faire qu'on ne le devienne pas ?"
Et si vous êtes désespéré, que voulez-vous que vous y fassiez ?

Catastrophiste éclairé, et éclairant, donc récepteur et producteur de lumière, disons donc lucide, il est l'auteur de L'obsolescence de l'homme.  
A lire un peu avant la fin ?


vendredi 23 février 2018

Avez-vous beaucoup de adieu ?

C'est ce que me demande l'écran de mon crâne, très tôt le matin :
Je décide de placer haut sur la scène du Théâtre des questions cette question double et bien venue, car elle est dans l'au-delà de toute réponse. Bienvenue ! Et oui, lisons et relisons la plus value et les tigres de préavis, adieu !

lundi 13 novembre 2017

Joël Bastard, un grand maître des questions oubliées


Béto

Je ne tiens pas à calmer sa seigneurie, le grand maître des questions oubliées.

Arol


Ah, tu vois ! Tu as oublié la question. Tu viens de le dire. Il en aura fallu du temps !


un extrait de La Question n'est pas là de Joël Bastard. 

Car, et mais :"Rebondir comme un galet sur l’eau, un cabri sur l’herbe, une balle de Ping Pong, enfin, comme dans un dialogue de théâtre si tu veux ! Te poser d’autres questions peut-être. Rebondir, c’est ce qu’il y a de mieux pour tout le monde. Comment veux-tu que je m’intéresse à toi si tu ne t’intéresses pas à moi, à cette conversation, cet échange entre nous. Cette merveilleuse porosité de vues, de principes, de tickets, d’idées…de tout ce que tu veux. On dirait que tu es ailleurs ?"

Non "la question n'est pas là", mais elle n'est pas si loin. 
Sur demande ici, par exemple, ou sur http://joelbastard.blogspot.fr.

J.R.