mardi 18 septembre 2012

Stationner dans la vie des ???

Un tourniquet à vivre les questions, exactement 66 Pourquoi ? et 66 Comment ? ICI : OUI, ICI
Jacques Rebotier, Edition des petits livres, 2001 :

Sommes-nous des (p)ommes ?


Daniel Schneidermann , Libération 17 septembre 2012

Et crasons-en Tardieu et Pessoa : "Je pose une pomme sur la table. Puis je me mets dans cette pomme : quelle intranquilité ! JR

samedi 8 septembre 2012

Conjugaison méta-physique

Une contribution essentielle et para-transitionnelle de Guy Robert :

"Au commencement était le verbe, oui mais quel verbe ?
Un verbe du premier groupe ? du deuxième groupe ? du troisième groupe ? Dégroupé ?
Transitif ? Intransitif ?
Eh, là-haut, on pourrait avoir des précisions ? Vous pourriez nous donner un indice ?
Et si on vous vouvoie, c’est parce que vous êtes plusieurs, ou un seul qu’on respecte ?
Un seul ?
Alors pourquoi les Anglais qui vouvoient tout le monde ne tutoient que vous ?
Du favoritisme ?"

On peut par ailleurs penser que la vraie personne du dieu est la troisième personne et que le vingt-et-unième siècle sera le siècle du iloiement ou bien ne sera pas. N'est-il pas ? 
Et le vingt-deuxième celui de "La Quatrième personne du singulier",  chère à Ferlinghetti (1967). JR.

dimanche 2 septembre 2012

Sfar

Irresponsable interrogation.
Unquestionable answer.
Unanswerable question.
Pour le TDQ, cette case de la magique, magnifique et hors-case Tokyo de Joann Sfar (Dargaud).
Et les requins s'attaqueront-ils enfin à la planche-à-surf-de-bois-de-bouclierde-rien ?    J.R.

mardi 21 août 2012

le livre du jour : les Problemata d'Aristote


« Pourquoi l’homme pense-t-il une chose et se retrouve-t-il si souvent en train d’en faire une autre ? »

C’est la question essentielle et essentiellement moderne que pose Aristote dans son Problème n° 30. 
Pour y répondre, je n’ai pas vu d’autre solution que d’inviter au TDQ de modernes amis, sélectionnés pour leur capacité à embrouiller un peu plus encore ce qui est déjà embrouillé, le monde.
Merci à eux.
JR.

samedi 18 août 2012

Le physicien Paul Dirac, maître tao de l'entretien


Petite transgression de notre principe éroatologique de nous garder de toute réponse, mais il faut reconnaitre qu'elles viennent ici mettre en lumière crue la beauté sauvage des questions posées par le journaliste à Paul Adrien Maurice Dirac, le créateur génial du concept d'antimatière. 
Les questions, elles s'avancent, tombent de très haut, peut-être d'une falaise.

1931, Université du Wisconsin :

-Professeur Dirac, j'ai remarqué que vous aviez beaucoup d'initiales devant votre nom de famille, P, A et M. Ont-elles une signification particulière? 
-Non.

-Vous voulez dire que je peux les interpréter à ma manière?
-Oui.

-Par exemple, si je disais que les lettres P, A et M signifient Poincaré, Aloysius et Mussolini, cela vous irait? 
-Oui.

-Pouvez-vous me donner des nouvelles de vos recherches? 
-Non.

-Qu'est-ce que vous aimez le plus en Amérique? 
-Les pommes de terre.

-Allez-vous au cinéma?
-Oui.

-Quand? 
-En 1920.

(long silence) 
-Peut-être aussi en 1930.
in Etienne Klein, Il était sept fois la révolution, Albert Einstein et les autres, Champs Flammarion.

mercredi 8 août 2012

Michel Polac pose la question du jour

Michel Polac vient de mourir des suites d'une longue maladie. 
La question du jour est : pourquoi meurt-on si souvent des suites d'une longue maladie et presque jamais d'une longue maladie ?
Et encore moins d'une maladie, courte ou pas ?