vendredi 1 mai 2020

OSONS !



Yes !
There’s in the world too many answers and not enough questions !
Let us fight together against I.M.D. (Interrogative Mondial Deficit)
Let us ask questions (and at last be sure never get any answer) !

PUT (here) A QUESTION !
HOW ?
NOW !

Oui !
Il y a dans le monde trop de réponses et pas assez de questions !
Luttons ensemble contre le D.M.I. (Déficit Mondial Interrogatif ) !
Posons des questions (avec la certitude absolue de ne pas avoir de réponses) !

OSEZ (ici) UNE QUESTION !
POSEZ (ici) UNE QUESTION !
DEPOSEZ (ici) UNE QUESTION !

HABEN SIE FRAGEN
?
über das Leben, über sich, über die anderen, über nichts,
über das Nichts, über die Welt ?
Ja ?
Wohl ?

samedi 23 mars 2019

7 questions de fraternité

...
"La solidarité c’est la tendresse des peuples" disait le philosophe Thomas Borges.

Plus de 30 heures de garde à vue et plus de 10 heures d’interrogatoire serré pour chacun.e des 7 de la Roya. L’enquête a été ouverte sur Nice pour aide à l’entrée irrégulière, en bande organisée, selon la presse local. Ils seraient soupçonnés, paraît-il, d’avoir aider une famille irakienne, oui UNE famille irakienne ! La ministre des affaires européennes a assuré que la franque accueillait bien et régulariserait la situation de centaines de milliers de britanniques fuyant le Brexit, qu’ils étaient une richesse et que le gouvernement ferait en sorte de ne punir personne. 
Bravo et Welcome ! 
Mais accueillir une famille Irakienne fuyant la guerre et le terrorisme : quelle horreur !

Au terme de ces interrogatoires, toutes les personnes sont ressorties libres et sans poursuite. Un flop retentissant.

Alors, pourquoi un tel acharnement ?

Alors que le Conseil constitutionnel a validé le principe de fraternité, pourquoi s’acharne-t-on aujourd’hui contre Charlie, Catherine, Suzel, Alain, Jean-Claude, Julien et René comme on s'est acharné contre les sauveteurs de SOS Méditerranéenne, Cédric Herrou ou ceux de Briançon ?
Des vents mauvais soufflent en Europe. Il y a ceux qui les attisent mais il y a aussi ceux qui avec un discours hypocrite se posent en rempart humaniste contre l’extrême droite tout en lui donnant des gages en actes et en durcissant la loi. 

Que cherche-t-on ? Qui cherche à instiller la peur d’aider, la crainte d’exprimer sa solidarité ? Qui cherche à assimiler la fraternité à une prise de risques ?
Doit-on cesser d’apprendre à nos enfants, dans les écoles et lycées, l’entraide, les gestes du secourisme, la bienveillance et la tolérance ?
Veut-on inculquer que la clef de la réussite c’est la loi du plus fort, du plus riche, du plus puissant et que la seule règle de conduite qui vaille c'est écraser l’autre ?
...

Jacques Perreux
pour Les ami.e.s de la Roya

plus sur https://passeursdhumanite.com

lundi 4 février 2019

Violence sociale et antijaune ?

...
Qui êtes-vous ? Dans un contexte aussi intense, les masques tombent. Ceux qui prônent l’absence totale de l’État en économie applaudissent lorsque ce même État interdit une cagnotte citoyenne visant à aider Monsieur Dettinger à financer ses frais de justice. Qui est Marlène Schiappa ? Une ex-blogueuse sans talent, scribouillarde de livres girly et sexy, pétrie de culture 50 shades of grey et incapable de prononcer une phrase sans déclencher la consternation et l’hilarité. Secrétaire d’État chargée de « l’égalité homme-femme », non élue démocratiquement, quelle est sa légitimité pour demander l’identité de tous les contributeurs d’une cagnotte légale et solidaire ? Qui est cette femme ? Puisqu’on nous parle de méritocratie, posons la question : quel diplôme ou hautes études nécessaires au bien commun Madame Schiappa a-t-elle validé ? Quels services Monsieur Benalla a-t-il rendus à la France pour bénéficier de passeports diplomatiques, d’une impunité juridique dans les faits, après avoir pourtant passé à tabac des manifestants lors du 1er mai, grimé en policier ? Quel est le rôle de Monsieur Benalla dans la vie des Français ? A-t-il été élu ? Aurait-il lui aussi validé le diplôme que l’on réclame à n’importe quel citoyen lambda même pour distribuer des prospectus promotionnels ? Quel service a-t-il rendu à la patrie pour bénéficier de l’indulgence dont n’a pas bénéficié Monsieur Dettinger qui dormira ce soir encore en prison ? Qui est Aurore Bergé dont le combat était encore il y a cinq mois de faire entrer des chats à l’Assemblée ? La « plus-value humaine » de ces gens est-elle supérieure à celle de Messieurs Dettinger et Drouet, fonctionnaire territorial et routier ?
...
Marion Messina, in Le Media, le 15/01/2019, et https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-du-lundi-28-janvier-2019 

vendredi 28 décembre 2018

comme à la radio

Ce soir Brigitte Fontaine me désenchante à l'oreille, et j'aime ça :
"Mon mari a été exécuté ce matin.
J'ai pris ça très mal.
Question : qu'est devenu mon sens de l'humour ?"

C'est dans le magnifique Comme à la radio, 1969. Léo, à 3'40''. https://www.youtube.com/watch?v=hJfLl3KYD7U

lundi 2 juillet 2018

enfin, un contrat en béton

Là où publiera un Nouvel Attila
Pas un brin de réponse ne repoussera


Le Théâtre des questions aurait-il rencontré son éditueur érôtètique[1]  ?


[1]  Cf.  Platon, Cratyle 398c.






jeudi 21 juin 2018

Les accords-questions de Joni Mitchell


Joni Mitchell nous dit, 10 avril 2006, 21 h 18 (France Inter,Eclectik de Rebecca Manzoni) :
Tout le monde disait "les accords bizarres de Joni", mais comment ça les accords bizarres ? Ces accords décrivaient des émotions, ces accords je les fabriquais en tordant les chevilles de ma guitare jusqu'à ce que j'entende les accords que j'avais en moi, ceux qui me convenaient. Ce sont mes émotions. Je les appelais les accords du questionnement. Ils contiennent un vrai point d'interrogation. Ils m'allaient bien car il y avait en moi tant de choses irrésolues, je vivais dans un perpétuel état irrésolu d'indécision émotionnelle.

Quand la musique est question
irrésolue, c'est-à-dire sans solution
c'est-à-dire insoluble 
c'est à dire et c'est pourquoi il faut le dire :
question est mouvement
question est musique
non soluble dans l'esprit,
air dans un air 
sans solution 
de discontinuité
(à suivre, si vous voulez)
JR

dimanche 17 juin 2018

Vingt minutes et quelques soixante ans de silence

Vingt minutes et quelques soixante ans  de silence.

Il y a dans Vingt minutes de silence de Hélène Bessette, p. 89 et suivantes, une partie intitulée le Poème des questions, où l'interrogation est portée à incandescence (voir extrait plus bas). Le livre ne se signale pourtant pas par son accumulation de questions, il ne verse jamais dans la litanie interrogative ; c'est qu'il se place plus loin, et plus profondément, dans la nature intrinsèquement fluide de l'interrogation, dissolvant de forme et de pensée. Toute liste, fusse-t-elle de questions, présente encore la rigidité de la répétition.
Vingt minutes de silence, points d'interrogation ou pas, n'est en réalité qu'une immense question. Entrer dans sa lecture, c'est se retrouver embarqué dans un bateau-enquête, quête infinie sur la mer interrogative. Une inquisition en multivision, car en multiplicité de points de vue et de locuteurs, en changement vif et constant : le regard des coupables potentiels, le fils, la mère, mais aussi de la victime, le père, et des divers protagonistes, la bonne, les voisins, la rumeur publique, la presse, la police, finalement oui, celui du policier en investigation, le lecteur entre dans son cerveau et participe des méandres de sa pensée, qui n'est pas autre chose qu'un long questionnement, souple, ductile, glissant, rapide, spongieux, élastique, incertain, rétractile, contradictoire, liquide : la pensée elle-même. 
Au bout du périple, reste une question, une seule : comment se fait-il que Hélène Bessette, admirée par Queneau, Duras, n'ait pas été reconnue pour ce qu'elle est, un(e) immense écrivain(e) ? 
L'intégralité des romans de Hélène Bessette, une quinzaine, est en cours de réédition par Le Nouvel Attila. Vingt minutes de silence est le premier. Trop novatrice, sans doute.

"QUE S'EST-IL PASSÉ PENDANT LES VINGT MINUTES DE SILENCE ?
– C'est un peu fort hurle le magistrat de la magistrature. 
C'est trop fort.
C'est moi qui suis interrogé.
On interroge les magistrats maintenant.
On aura tout vu.
C'est le comble.
On dépasse les bornes.
Pour qui sont les interrogatoires,
                                                                      maintenant ?
hurle le magistrat de la magistrature. 
Et naturellement il ne répond pas.
– Je n'ai rien à dire.
On ne me fera pas parler.
Je ne parlerai pas. Je vous ai dit : NON.
Et
Que pourrais-je vous dire ? Je n'en sais pas plus que vous.
Mes réponses à vos questions valent les vôtres.
Une réponse en vaut une autre.
JE NE SAIS RIEN.
NOUS NE SAVONS RIEN.
Dans cette affaire personne ne sait rien.
Celui qui sait quelque chose se tait.
Comme moi.
L'enfant.
L'enfant ne parle pas.
et, il ne parlera pas.
Il a certainement de bonnes raisons pour se taire.
Comme moi.
J'ai de bonnes raisons pour me taire : je ne sais rien.
Et lui, il de bonnes raisons pour se taire : il sait tout.
Nous ne répondrons pas ni lui ni moi.
C'est une histoire silencieuse, qui court de silence en silence."

JR