vendredi 1 mai 2020

OSONS !



Yes !
There’s in the world too many answers and not enough questions !
Let us fight together against I.M.D. (Interrogative Mondial Deficit)
Let us ask questions (and at last be sure never get any answer) !

PUT (here) A QUESTION !
HOW ?
NOW !

Oui !
Il y a dans le monde trop de réponses et pas assez de questions !
Luttons ensemble contre le D.M.I. (Déficit Mondial Interrogatif ) !
Posons des questions (avec la certitude absolue de ne pas avoir de réponses) !

OSEZ (ici) UNE QUESTION !
POSEZ (ici) UNE QUESTION !
DEPOSEZ (ici) UNE QUESTION !

HABEN SIE FRAGEN
?
über das Leben, über sich, über die anderen, über nichts,
über das Nichts, über die Welt ?
Ja ?
Wohl ?

lundi 2 juillet 2018

enfin, un contrat en béton

Là où publiera un Nouvel Attila
Pas un brin de réponse ne repoussera


Le Théâtre des questions aurait-il rencontré son éditueur érôtètique[1]  ?


[1]  Cf.  Platon, Cratyle 398c.






jeudi 21 juin 2018

Les accords-questions de Joni Mitchell


Joni Mitchell nous dit, 10 avril 2006, 21 h 18 (France Inter,Eclectik de Rebecca Manzoni) :
Tout le monde disait "les accords bizarres de Joni", mais comment ça les accords bizarres ? Ces accords décrivaient des émotions, ces accords je les fabriquais en tordant les chevilles de ma guitare jusqu'à ce que j'entende les accords que j'avais en moi, ceux qui me convenaient. Ce sont mes émotions. Je les appelais les accords du questionnement. Ils contiennent un vrai point d'interrogation. Ils m'allaient bien car il y avait en moi tant de choses irrésolues, je vivais dans un perpétuel état irrésolu d'indécision émotionnelle.

Quand la musique est question
irrésolue, c'est-à-dire sans solution
c'est-à-dire insoluble 
c'est à dire et c'est pourquoi il faut le dire :
question est mouvement
question est musique
non soluble dans l'esprit,
air dans un air 
sans solution 
de discontinuité
(à suivre, si vous voulez)
JR

dimanche 17 juin 2018

Vingt minutes et quelques soixante ans de silence

Vingt minutes et quelques soixante ans  de silence.

Il y a dans Vingt minutes de silence de Hélène Bessette, p. 89 et suivantes, une partie intitulée le Poème des questions, où l'interrogation est portée à incandescence (voir extrait plus bas). Le livre ne se signale pourtant pas par son accumulation de questions, il ne verse jamais dans la litanie interrogative ; c'est qu'il se place plus loin, et plus profondément, dans la nature intrinsèquement fluide de l'interrogation, dissolvant de forme et de pensée. Toute liste, fusse-t-elle de questions, présente encore la rigidité de la répétition.
Vingt minutes de silence, points d'interrogation ou pas, n'est en réalité qu'une immense question. Entrer dans sa lecture, c'est se retrouver embarqué dans un bateau-enquête, quête infinie sur la mer interrogative. Une inquisition en multivision, car en multiplicité de points de vue et de locuteurs, en changement vif et constant : le regard des coupables potentiels, le fils, la mère, mais aussi de la victime, le père, et des divers protagonistes, la bonne, les voisins, la rumeur publique, la presse, la police, finalement oui, celui du policier en investigation, le lecteur entre dans son cerveau et participe des méandres de sa pensée, qui n'est pas autre chose qu'un long questionnement, souple, ductile, glissant, rapide, spongieux, élastique, incertain, rétractile, contradictoire, liquide : la pensée elle-même. 
Au bout du périple, reste une question, une seule : comment se fait-il que Hélène Bessette, admirée par Queneau, Duras, n'ait pas été reconnue pour ce qu'elle est, un(e) immense écrivain(e) ? 
L'intégralité des romans de Hélène Bessette, une quinzaine, est en cours de réédition par Le Nouvel Attila. Vingt minutes de silence est le premier. Trop novatrice, sans doute.

"QUE S'EST-IL PASSÉ PENDANT LES VINGT MINUTES DE SILENCE ?
– C'est un peu fort hurle le magistrat de la magistrature. 
C'est trop fort.
C'est moi qui suis interrogé.
On interroge les magistrats maintenant.
On aura tout vu.
C'est le comble.
On dépasse les bornes.
Pour qui sont les interrogatoires,
                                                                      maintenant ?
hurle le magistrat de la magistrature. 
Et naturellement il ne répond pas.
– Je n'ai rien à dire.
On ne me fera pas parler.
Je ne parlerai pas. Je vous ai dit : NON.
Et
Que pourrais-je vous dire ? Je n'en sais pas plus que vous.
Mes réponses à vos questions valent les vôtres.
Une réponse en vaut une autre.
JE NE SAIS RIEN.
NOUS NE SAVONS RIEN.
Dans cette affaire personne ne sait rien.
Celui qui sait quelque chose se tait.
Comme moi.
L'enfant.
L'enfant ne parle pas.
et, il ne parlera pas.
Il a certainement de bonnes raisons pour se taire.
Comme moi.
J'ai de bonnes raisons pour me taire : je ne sais rien.
Et lui, il de bonnes raisons pour se taire : il sait tout.
Nous ne répondrons pas ni lui ni moi.
C'est une histoire silencieuse, qui court de silence en silence."

JR

samedi 9 juin 2018

Question rose d'écrire, deuxième


9 juin 2018, Médiathèque de Savigny-le-Temple, 16h51. Mais aimez-vous écrire, en vrai ?
19 minutes de discussion plus loin, une autre question, c'est-à-dire la même, toujours aussi lancinante, toujours aussi rose :

Mais pourquoi écrire, une éternelle question rose

Concert et théâtre ce jour à Savigny-le-Temple. Suit une question, 16 h 32, LA question, du spectacteur et sans nul doute futur écrivain Jessy Flaherty : 

dimanche 29 avril 2018

A lire un peu avant la fin ?


"Ah oui, la question n'est pas : comment devient-on un moraliste ?  Quand on voit ce que signifie la guerre – et moi, je l'ai vue avec les yeux d'un garçon de quinze ans… 
La question est plutôt : comment peut-il se faire qu'on ne le devienne pas ?"
Et si vous êtes désespéré, que voulez-vous que vous y fassiez ?

Catastrophiste éclairé, et éclairant, donc récepteur et producteur de lumière, disons donc lucide, il est l'auteur de L'obsolescence de l'homme.  
A lire un peu avant la fin ?